{"id":11600,"date":"2023-04-19T16:37:10","date_gmt":"2023-04-19T14:37:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/economie\/article\/2023\/04\/19\/go-sport-l-offre-de-reprise-de-frasers-inquiete-les-salaries_6170194_3234.html"},"modified":"2023-04-19T16:37:10","modified_gmt":"2023-04-19T14:37:10","slug":"go-sport-loffre-de-reprise-de-frasers-inquiete-les-salaries","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/go-sport-loffre-de-reprise-de-frasers-inquiete-les-salaries\/","title":{"rendered":"Go\u00a0Sport\u00a0: l\u2019offre de reprise de Frasers inqui\u00e8te les\u00a0salari\u00e9s"},"content":{"rendered":"
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Les salari\u00e9s de Go Sport sont vent debout. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre r\u00e9jouis d\u2019\u00e9chapper \u00e0 Hermione People & Brands, holding de la Financi\u00e8re immobili\u00e8re bordelaise d\u00e9tenue par l\u2019homme d\u2019affaires Michel Ohayon, qui avait envisag\u00e9 de pr\u00e9senter un plan de continuation de l\u2019enseigne d\u2019articles de sport en redressement judiciaire depuis f\u00e9vrier, les repr\u00e9sentants du personnel s\u2019inqui\u00e8tent de tomber dans l\u2019escarcelle du britannique Frasers et de basculer sous son enseigne Sports Direct.<\/p>\n

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Lire aussi :<\/span> Go Sport : le propri\u00e9taire, HPB, renonce \u00ab avec regret \u00bb \u00e0 son plan de continuation<\/a> <\/span> <\/div>\n<\/section>\n

Le groupe du milliardaire britannique Mike Ashley a d\u00e9pos\u00e9 une offre<\/a>, en s\u2019engageant \u00e0 reprendre 75 des 82 magasins et 1 613 des 1 801 employ\u00e9s. Soit 18 postes de moins que l\u2019offre pr\u00e9sent\u00e9e par le consortium Intersport, constitu\u00e9 autour du groupement de d\u00e9taillants d\u2019articles de sport, num\u00e9ro deux du march\u00e9 fran\u00e7ais. Bien que cette offre soit socialement moins disante, elle avait leur pr\u00e9f\u00e9rence parce que Frasers est un groupe int\u00e9gr\u00e9, contrairement \u00e0 Intersport, groupement de magasins ind\u00e9pendants. Du moins jusqu\u2019\u00e0 l\u2019audience qui s\u2019est tenue au tribunal de commerce de Grenoble, mardi 18 avril.<\/p>\n

\u00ab Cette audience a \u00e9t\u00e9 une vraie surprise \u00bb<\/em>, rapporte Me<\/sup> Evelyn Bledniak, avocate des salari\u00e9s. En anglais, James France, directeur immobilier et repr\u00e9sentant de Frasers, d\u00e9p\u00each\u00e9 \u00e0 Grenoble, a expliqu\u00e9 pourquoi il refuse de s\u2019engager \u00e0 conserver l\u2019ensemble des magasins repris et \u00e0 ne pas proc\u00e9der \u00e0 un plan de sauvegarde de l\u2019emploi, dans les vingt-quatre mois qui suivent l\u2019\u00e9ventuelle reprise. Cette promesse est un engagement assez habituel dans les instances des tribunaux de commerce lors de la reprise de soci\u00e9t\u00e9s en redressement judiciaire, rappelle Me<\/sup> Bledniak.<\/p>\n

Une aubaine pour Intersport<\/h2>\n

Contrairement \u00e0 Intersport, le repr\u00e9sentant de Frasers a refus\u00e9 de se plier \u00e0 cet usage, expliquant que le retournement de Go Sport exigera \u00ab de la flexibilit\u00e9 \u00bb<\/em> et \u00ab du temps \u00bb<\/em>. Or, \u00e0 en croire le directeur immobilier de Frasers, la situation de l\u2019enseigne \u00ab s\u2019est d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e \u00bb<\/em> dans les derni\u00e8res semaines \u00ab plus que pr\u00e9vu \u00bb<\/em>. La chute de son chiffre d\u2019affaires est de l\u2019ordre de 36 %, selon une source proche du dossier. \u00ab C\u2019est un argument totalement fallacieux pour refuser cet engagement \u00bb<\/em>, estime Me<\/sup> Bledniak, en rapportant que la tr\u00e9sorerie s\u2019est am\u00e9lior\u00e9e en mars et en avril.<\/p>\n

Ce refus de Frasers a jet\u00e9 le trouble chez les repr\u00e9sentants du personnel. D\u2019autant que le groupe a expos\u00e9 un projet de cr\u00e9er plusieurs filiales. Les salari\u00e9s y ont vu un sc\u00e9nario propre \u00e0 diviser les instances repr\u00e9sentatives du personnel. \u00ab Ce n\u2019est pas du tout le cas \u00bb<\/em>, assure une repr\u00e9sentante du groupe Frasers.<\/p>\n

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Les salari\u00e9s de Go Sport sont vent debout. Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre r\u00e9jouis d\u2019\u00e9chapper \u00e0 Hermione People & Brands, holding de la Financi\u00e8re immobili\u00e8re bordelaise d\u00e9tenue par l\u2019homme d\u2019affaires Michel Ohayon, qui avait envisag\u00e9 de pr\u00e9senter un plan de continuation de l\u2019enseigne d\u2019articles de sport en redressement judiciaire depuis f\u00e9vrier, les repr\u00e9sentants du personnel s\u2019inqui\u00e8tent de tomber dans l\u2019escarcelle du<\/p><\/div>\n