{"id":11592,"date":"2023-04-18T16:39:30","date_gmt":"2023-04-18T14:39:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/societe\/article\/2023\/04\/18\/l-abandon-de-poste-ne-donne-plus-droit-au-chomage_6170043_3224.html"},"modified":"2023-04-18T16:39:30","modified_gmt":"2023-04-18T14:39:30","slug":"labandon-de-poste-ne-donne-plus-droit-au-chomage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/labandon-de-poste-ne-donne-plus-droit-au-chomage\/","title":{"rendered":"L\u2019abandon de poste ne donne plus droit au ch\u00f4mage"},"content":{"rendered":"
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Un salari\u00e9 qui abandonne son poste de travail et ne l\u2019a pas repris deux semaines apr\u00e8s une mise en demeure sera d\u00e9sormais, sauf s\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas particulier, pr\u00e9sum\u00e9 d\u00e9missionnaire, ce qui le privera de l\u2019assurance-ch\u00f4mage, selon un d\u00e9cret paru mardi 18 avril au Journal officiel<\/em>.<\/p>\n

Cette disposition avait \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e \u00e0 la fin de 2022 dans le cadre de la r\u00e9forme de l\u2019assurance-ch\u00f4mage. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, les salari\u00e9s qui ne venaient plus travailler sans justification finissaient en g\u00e9n\u00e9ral par \u00eatre licenci\u00e9s pour faute par leur employeur. Ils pouvaient alors percevoir des indemnit\u00e9s de ch\u00f4mage.<\/p>\n

La pr\u00e9somption de d\u00e9mission ne s\u2019applique pas dans les cas o\u00f9 le salari\u00e9 fait valoir des raisons m\u00e9dicales, l\u2019exercice du droit de retrait ou du droit de gr\u00e8ve, le refus d\u2019ex\u00e9cuter une instruction contraire \u00e0 une r\u00e9glementation ou une modification de son contrat de travail \u00e0 l\u2019initiative de l\u2019employeur.<\/p>\n

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Lire aussi :<\/span> Article r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 nos abonn\u00e9s<\/span><\/span> Abandons de poste : un ph\u00e9nom\u00e8ne r\u00e9el \u00e0 l\u2019impact relatif<\/a> <\/span> <\/div>\n<\/section>\n

Selon une \u00e9tude publi\u00e9e en f\u00e9vrier par la Dares, le service statistique du minist\u00e8re du travail, les abandons de poste \u00e9taient au premier semestre de 2022 le premier motif (71 %) de licenciement pour faute grave ou lourde devant les autres causes disciplinaires (27 %). \u00ab Cela repr\u00e9sente 123 000 salari\u00e9s, dont 116 000 en CDI \u00bb<\/em>, pr\u00e9cise la Dares.<\/p>\n

Dans les trois mois suivant l\u2019abandon de leur CDI, 55 % des personnes s\u2019inscrivent \u00e0 P\u00f4le emploi et 43 % ouvrent un nouveau droit \u00e0 l\u2019assurance-ch\u00f4mage.<\/p>\n

Ces abandons de postes ne repr\u00e9sentent cependant que 5 % des fins de CDI, loin derri\u00e8re les d\u00e9missions (43 %), les ruptures conventionnelles (12 %), les fins de p\u00e9riodes d\u2019essai (12 %) et les licenciements (11 %).<\/p>\n

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Le Monde avec AFP<\/span> <\/p>\n<\/section>\n

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Un salari\u00e9 qui abandonne son poste de travail et ne l\u2019a pas repris deux semaines apr\u00e8s une mise en demeure sera d\u00e9sormais, sauf s\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas particulier, pr\u00e9sum\u00e9 d\u00e9missionnaire, ce qui le privera de l\u2019assurance-ch\u00f4mage, selon un d\u00e9cret paru mardi 18 avril au Journal officiel. Cette disposition avait \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e \u00e0 la fin de 2022 dans<\/p><\/div>\n