{"id":11236,"date":"2023-02-01T19:27:50","date_gmt":"2023-02-01T18:27:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/economie\/article\/2023\/02\/01\/habillement-kookai-et-pimkie-dans-la-tourmente_6160166_3234.html"},"modified":"2023-02-01T19:27:50","modified_gmt":"2023-02-01T18:27:50","slug":"kookai-et-pimkie-deux-enseignes-dhabillement-dans-la-tourmente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/kookai-et-pimkie-deux-enseignes-dhabillement-dans-la-tourmente\/","title":{"rendered":"Kooka\u00ef et Pimkie, deux enseignes d\u2019habillement dans la tourmente"},"content":{"rendered":"
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La s\u00e9rie des mauvaises nouvelles se poursuit dans les rues commer\u00e7antes. Apr\u00e8s la liquidation judiciaire de Cama\u00efeu en 2022<\/a> et la mise en redressement judiciaire de Go Sport<\/a>, deux autres enseignes r\u00e9put\u00e9es sont dans la tourmente : Kooka\u00ef, fond\u00e9e en 1983<\/a>, et Pimkie, cr\u00e9\u00e9e en 1971. Le tribunal de commerce de Paris a plac\u00e9 la premi\u00e8re en redressement judiciaire, mercredi 1er<\/sup> f\u00e9vrier. A la t\u00eate de 121 boutiques, l\u2019enseigne, qui emploie 320 salari\u00e9s, est confront\u00e9e \u00e0 une chute d\u2019activit\u00e9 de 25 % par rapport \u00e0 2019.<\/p>\n

Lire aussi :<\/span> Article r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 nos abonn\u00e9s<\/span><\/span> L\u2019inflation accentue la crise dans l\u2019habillement<\/a> <\/span> <\/section>\n

La cha\u00eene qui, dans les ann\u00e9es 1980, sous la houlette de ses fondateurs, Jean-Lou Tepper, Jacques Nataf et Philippe de Hesdin, a connu le succ\u00e8s gr\u00e2ce \u00e0 des pulls chaussettes, avait \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9e en 2017 par son franchis\u00e9 australien, Magi. Ce fut \u00e0 la h\u00e2te. Vivarte, qui en \u00e9tait le propri\u00e9taire depuis pr\u00e8s de vingt ans, souhaitait s\u2019en d\u00e9faire pour restructurer une dette colossale.<\/p>\n

Kooka\u00ef \u00ab se trouvait d\u00e9j\u00e0 dans une situation financi\u00e8re d\u00e9licate. Et son parc de magasins \u00e9tait \u00e0 l\u2019abandon \u00bb<\/em>, pr\u00e9cise l\u2019enseigne par communiqu\u00e9. La crise du Covid-19, qui a entra\u00een\u00e9 la fermeture provisoire des magasins de mode en 2020 et en 2021 et dop\u00e9 la vente en ligne, a compliqu\u00e9 sa relance. L\u2019obligation de payer les baux dus aux fonci\u00e8res de centres commerciaux pendant ces p\u00e9riodes de fermeture a aggrav\u00e9 son endettement ; la cha\u00eene pr\u00e9sente d\u00e9sormais un passif de l\u2019ordre de 10 millions d\u2019euros.<\/p>\n

Lire aussi :<\/span> Article r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 nos abonn\u00e9s<\/span><\/span> Apr\u00e8s la fin de Cama\u00efeu, l\u2019inqui\u00e9tude du secteur de l\u2019habillement, en difficult\u00e9<\/a> <\/span> <\/section>\n

De surcro\u00eet, d\u2019apr\u00e8s nos informations, la gestion de Rob Cromb, le fondateur de Magi, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 un long fleuve tranquille. Car l\u2019enseigne fran\u00e7aise doit, depuis, vendre des v\u00eatements con\u00e7us en Australie, adapt\u00e9s \u00e0 un autre h\u00e9misph\u00e8re, et produits dans les usines de Magi situ\u00e9es aux \u00eeles Fidji. Toutefois, la motivation de M. Cromb demeure. L\u2019entrepreneur australien est \u00ab pr\u00eat \u00e0 pr\u00e9senter un plan de continuation \u00bb<\/em>, assure au Monde <\/em>Jennyfer Cohen-Solal, directrice marketing de Kooka\u00ef.<\/p>\n

Craintes pour l\u2019emploi<\/h2>\n

Pimkie accueillera, elle, ses nouveaux propri\u00e9taires le 15 f\u00e9vrier. Mais d\u00e9j\u00e0 l\u2019inqui\u00e9tude gagne les 1 300 personnes que l\u2019enseigne d\u2019habillement f\u00e9minin emploie dans ses 213 magasins en France. Car les \u00e9lus du personnel s\u2019attendent \u00e0 une restructuration d\u2019ampleur. \u00ab Une centaine de magasins pourraient fermer. Un plan de sauvegarde de l\u2019emploi devrait \u00eatre ouvert au printemps. Entre 400 et 500 postes pourraient \u00eatre concern\u00e9s \u00bb<\/em>, estime Sandra Morin, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e syndicale CGT. Ce plan fait suite \u00e0 la cession de Pimkie.<\/p>\n

L\u2019association familiale Mulliez (AFM)<\/a>, actionnaire de Pimkie depuis sa cr\u00e9ation \u00e0 Villeneuve-d\u2019Ascq (Nord) en 1971, a d\u00e9cid\u00e9 en mai 2022 de vendre l\u2019entreprise \u00e0 un consortium de trois investisseurs. C\u2019est-\u00e0-dire la marque de jeans Lee Cooper, \u00e0 hauteur de 70 % du capital, Salih Halassi, repreneur du fabricant de chaussettes Kindy et des slips Mariner, \u00e0 hauteur de 15 %, et le groupe turc Ibisler Tekstil, l\u2019un des fournisseurs de la cha\u00eene nordiste, \u00e0 hauteur de 15 %.<\/p>\n

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La s\u00e9rie des mauvaises nouvelles se poursuit dans les rues commer\u00e7antes. Apr\u00e8s la liquidation judiciaire de Cama\u00efeu en 2022 et la mise en redressement judiciaire de Go Sport, deux autres enseignes r\u00e9put\u00e9es sont dans la tourmente : Kooka\u00ef, fond\u00e9e en 1983, et Pimkie, cr\u00e9\u00e9e en 1971. Le tribunal de commerce de Paris a plac\u00e9 la premi\u00e8re en redressement judiciaire,<\/p><\/div>\n