{"id":1123,"date":"2018-10-17T11:22:11","date_gmt":"2018-10-17T09:22:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lemonde.fr\/tiny\/5370678\/"},"modified":"2018-10-17T11:22:11","modified_gmt":"2018-10-17T09:22:11","slug":"ford-ne-veut-pas-du-plan-de-reprise-pour-lusine-de-blanquefort-pour-linstant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jeunediplome.net\/ford-ne-veut-pas-du-plan-de-reprise-pour-lusine-de-blanquefort-pour-linstant\/","title":{"rendered":"Ford ne veut pas du plan de reprise pour l\u2019usine de Blanquefort… pour l\u2019instant"},"content":{"rendered":"
\"Philippe
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L\u2019usine Ford de Blanquefort (Gironde) fermera-t-elle fin 2019\u00a0? Les 847\u00a0salari\u00e9s du site demeurent dans l\u2019expectative. Mardi 16\u00a0octobre, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un comit\u00e9 d\u2019entreprise extraordinaire, le constructeur am\u00e9ricain a certes transmis aux \u00e9lus syndicaux l\u2019offre de reprise du fabricant de composants automobiles Punch, mais il a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 \u00ab\u00a0ses r\u00e9serves\u00a0\u00bb<\/em> quant \u00e0 ce projet, confie Jean-Michel Caille, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 CFE-CGC, qui participait \u00e0 la r\u00e9union.<\/h2>\n

Lire aussi : \u00a0 Syndicats, politiques\u00a0: union sacr\u00e9e face \u00e0 la menace de fermeture de l\u2019usine Ford-Blanquefort <\/a>\n<\/p>\n

Dans un communiqu\u00e9, l\u2019entreprise souligne que, \u00ab\u00a0compar\u00e9 \u00e0 un plan social Ford tr\u00e8s complet, nous ne pensons pas que le plan de l\u2019acqu\u00e9reur potentiel offre le niveau de s\u00e9curit\u00e9 et de protection requis, ou limite le risque futur de suppressions d\u2019emplois\u00a0\u00bb.<\/em> Cependant, le constructeur laisse la porte entrouverte \u00e0 l\u2019\u00e9ventuel repreneur. Bruno Le Maire, le ministre de l\u2019\u00e9conomie et des finances, qui s\u2019\u00e9tait dit lundi \u00ab\u00a0en total d\u00e9saccord\u00a0\u00bb <\/em>avec la position de Ford \u2013 jug\u00e9e \u00ab\u00a0ind\u00e9fendable\u00a0\u00bb<\/a> \u2013, <\/em>a notamment eu un \u00e9change avec Jim Hackett, son PDG, et obtenu un r\u00e9examen du plan de Punch.<\/p>\n

\u00ab\u00a0Nous n\u00e9gocions depuis plusieurs semaines avec le constructeur pour qu\u2019il prenne en compte l\u2019offre sur la table, et qu\u2019il l\u2019accompagne au mieux,<\/em> explique un bon connaisseur du dossier. Mais ses dirigeants ont encore en m\u00e9moire 2011, quand l\u2019entreprise avait \u00e9t\u00e9 forc\u00e9e par les pouvoirs publics de reprendre<\/a> le site apr\u00e8s l\u2019avoir c\u00e9d\u00e9 en\u00a02009 \u00e0 un repreneur <\/em>[l\u2019allemand HZ Holding]. Ils ne veulent plus revivre<\/a> cette histoire et nous devons les rassurer<\/a> sur ce point.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

Depuis juin, argumente la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine, \u00ab\u00a0nous avons constamment insist\u00e9 sur le fait que le repreneur <\/em>[devait] avoir<\/a> un projet viable, \u00e0 long terme, et que tout accord devrait \u00eatre<\/a> raisonnable, r\u00e9aliste et \u00eatre dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des\u00a0salari\u00e9s de FAI <\/em>[Ford Aquitaine Industries], de Ford et du repreneur\u00a0\u00bb.<\/em> A cette aune, le groupe am\u00e9ricain ne pense pas que Punch ait les reins suffisamment solides pour exploiter<\/a> le site.<\/p>\n

Lire aussi : \u00a0 Le gouvernement fait pression sur Ford pour sauver l\u2019usine de Blanquefort <\/a>\n<\/p>\n

De son c\u00f4t\u00e9, le potentiel repreneur a obtenu un soutien unanime des pouvoirs publics. L\u2019Etat est dispos\u00e9 \u00e0 d\u00e9bloquer<\/a> 5\u00a0millions d\u2019euros, dont 3\u00a0millions pour financer<\/a> le ch\u00f4mage technique, le temps de la transition vers une nouvelle production, tandis que les collectivit\u00e9s territoriales seraient enclines \u00e0 abonder<\/a> l\u2019investissement de Punch \u00e0 hauteur de 12,5\u00a0millions d\u2019euros pour conserver<\/a> 300 des pr\u00e8s de 850\u00a0salari\u00e9s.<\/p>\n

\u00ab\u00a0Assurer le maintien des conditions sociales\u00a0\u00bb\u00a0\u00a0<\/h2>\n

Dans son plan de sauvegarde de l\u2019emploi, Ford pr\u00e9voit de transf\u00e9rer<\/a> 150\u00a0postes au sein de son autre filiale, Getrag Ford Transmissions, install\u00e9e sur un site voisin, et se dit pr\u00eat \u00e0 financer un plan de cessation anticip\u00e9e d\u2019activit\u00e9 pour 400\u00a0salari\u00e9s ainsi que d\u2019autres mesures \u00ab\u00a0destin\u00e9es \u00e0 aider<\/a> les salari\u00e9s \u00e0 se repositionner avec d\u2019autres employeurs ou \u00e0 poursuivre<\/a> d\u2019autres opportunit\u00e9s de carri\u00e8re, que ce soit la cr\u00e9ation d\u2019entreprise ou des formations de reconversion\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n

Lire aussi : \u00a0 Ford Blanquefort : Bruno Le Maire cr\u00e9e \u00ab\u00a0un groupe de travail\u00a0\u00bb pour maintenir l\u2019activit\u00e9 <\/a>\n<\/p>\n

D\u2019apr\u00e8s le projet de reprise, Ford est \u00e9galement appel\u00e9 par Punch \u00e0 assurer<\/a> une charge de travail pour l\u2019usine pendant trois ans. \u00ab\u00a0La proposition de Punch para\u00eet s\u00e9rieuse et ambitieuse, mais elle m\u00e9rite d\u2019\u00eatre encore retravaill\u00e9e,<\/em> estime M.\u00a0Caille.\u00a0Concernant la charge apport\u00e9e par Ford, je pense qu\u2019il peut faire<\/a> un effort, car la baisse des volumes est beaucoup trop rapide pour les ann\u00e9es 2020 et 2021.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

De m\u00eame, ajoute le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 syndical, \u00ab\u00a0il faut que Punch affine sa proposition sociale et am\u00e9liore son offre\u00a0\u00bb.<\/em> Philippe Poutou, repr\u00e9sentant CGT du site, partage ce point de vue. \u00ab\u00a0Ford doit accepter<\/a> la reprise, et y mettre<\/a> les moyens pour que ce soit une r\u00e9ussite,<\/em> juge-t-il. Le plan doit concerner<\/a> tous les salari\u00e9s qui souhaitent garder<\/a> leur emploi. Tant Ford que Punch doivent assurer le maintien des conditions sociales.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n

Encore faut-il qu\u2019un dialogue s\u2019instaure entre les organisations syndicales et Punch. Le comit\u00e9 d\u2019entreprise a demand\u00e9 \u00e0 la direction du site de pouvoir<\/a> rencontrer officiellement le repr\u00e9sentant de Punch, ce qui ne lui avait pas encore \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 mardi soir. Selon Bercy, \u00ab\u00a0une r\u00e9union sera organis\u00e9e en d\u00e9but de semaine prochaine\u00a0\u00bb<\/em>. Les syndicats, eux, envisagent une grande journ\u00e9e d\u2019action, jeudi 25\u00a0octobre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"

L\u2019usine Ford de Blanquefort (Gironde) fermera-t-elle fin 2019\u00a0? Les 847\u00a0salari\u00e9s du site demeurent dans l\u2019expectative. Mardi 16\u00a0octobre, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un comit\u00e9 d\u2019entreprise extraordinaire, le constructeur am\u00e9ricain a certes transmis aux \u00e9lus syndicaux l\u2019offre de reprise du fabricant de composants automobiles Punch, mais il a r\u00e9it\u00e9r\u00e9 \u00ab\u00a0ses r\u00e9serves\u00a0\u00bb quant \u00e0 ce projet, confie Jean-Michel Caille, d\u00e9l\u00e9gu\u00e9<\/p><\/div>\n