Baisse du chômage en 2019 : une « bonne nouvelle »

Le nombre de chercheurs d’emploi a un peut diminué selon l’Insee pour s’établir désormais à 8,7 % de la population active.

Tout compte fait, l’économie française ne s’en sort pas si mal – à ce niveau. Une augmentation en 2018 un peu plus élevée que prévu, un taux de chômage en diminution quasi ininterrompue depuis presque quatre ans… Les derniers indicateurs de l’Insee, diffusés jeudi 16 mai, montrent des progressions relativement positives, ce qui était loin d’être acquis dans un contexte où la croissance fléchit, en France comme dans le reste du monde.

« C’est bon signe et ça veut dire qu’il faut continuer », a ajouté, Edouard Philippe, en commentant la diminution du nombre de demandeurs d’emploi au premier trimestre, synonyme de « bonne nouvelle ».

Le premier ministre a réellement, plusieurs raisons être content. Sur le marché du travail, la situation continue de s’améliorer. De début janvier à fin mars, le taux de chômage a régressé de 0,1 point sur l’ensemble du territoire (outre-mer compris, sauf Mayotte), d’après des données provisoires publiées par l’Insee. Ce ratio se situe désormais à 8,7 % de la population active. « C’est le meilleur résultat qu’on ait depuis dix ans », s’est déclaré M. Philippe. Ce qui est rigoureusement exact, à ceci près que la décrue s’est poursuivie à un rythme plus lent que lors des trois derniers mois de 2018 (– 0,3 point durant cette période).

Les trois premiers mois de 2019, on recensait en métropole 2,4 millions de personnes au chômage, selon la définition du Bureau international du travail. Soit 19 000 de moins. Ce reflux, très modeste, résulte en grande partie des embauches qui se maintiennent à un niveau élevé : dans le secteur privé, les effectifs ont augmenter de 0,3 %, au premier trimestre, avec quelque 66 400 « créations nettes d’emplois ».

Au cours des douze derniers mois, les travailleurs des entreprises s’est étoffée de près de 174 000 personnes. Une performance, certes, deux fois inférieure à celle en 2017 (+ 355 000), mais le volume des embauches restent suffisamment important pour absorber le flux des nouveaux entrants sur le marché du travail, « la population active ayant tendance à croître moins vite depuis quelques années », explique Mathieu Plane, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Motifs de satisfaction

Malgré le ralentissement de l’augmentation (+ 1,7 % en 2018, contre + 2,3 % en 2017), le nombre de personnes sans activité et à la recherche d’un poste recule donc encore. Le fait mérite d’autant plus d’être relevé que le gouvernement a beaucoup réduit la voilure sur les emplois aidés, alors même que ce dispositif avait été très utilisé sous les précédentes législatures pour faire baisser les statistiques sur les chercheurs d’emploi : en 2018, 128 000 contrats de ce type ont été signés, selon la Cour des comptes (contre 457 000 en 2016).